12 MARS 1897 … 12 MARS 2010  ALLEZREDSTAR.COM

12 MARS 1897 … 12 MARS 2010

A l'occasion des 113 ans du club le 12 mars 2010, si vous ne l'avez pas encore dans votre bibliothèque ou si vous souhaitez faire un cadeau, vous pouvez vous procurer le livre "Red Star" au prix de 10 euros (50% de réduction sur le prix de vente en librairie) + frais de port :
France métropolitaine = 3,02 euros - lettre suivie = 4,90 euros
Antilles, Guyane, Réunion, St-Pierre et Miquelon, Mayotte = 3,30 euros
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Avec l’accord de nos amis Pierre Laporte et Gilles Saillant, auteurs du livre : RED STAR, nous vous offrons trois extraits.

Livre

Extrait du chapitre 1 – Les premières gloires audoniennes

Pour succéder au C.A.Paris, le premier champion de la Ligue qui compte en 1911 trente-six clubs, tous parisiens, c'est le Red Star qui est sacré champion LFA 1912. Menée par un directeur sportif nommé Roland Richard, l'équipe de Lucien Gamblin va rencontrer les plus grandes formations européennes, professionnels anglais compris, comme Tottenham Hotspurs qui vient, au mois de mai 1913, battre le Red Star sur son terrain par le plus infime écart (2-1).
Dans la cage audonienne, un "goal-keeper" que Richard a déniché à l'Union Sportive Amicale de Clichy fait des merveilles et ne tardera pas à entrer dans la légende : Pierre Chayriguès. Un pur Parisien né un 1er mai dans le 16e arrondissement et qui avait débuté à l’âge de 13 ans à la Jeunesse Athlétique Socialiste de Levallois.
En enrôlant un tel joueur, le Red Star met la main sur un sacré gaillard. Il doit aussi mettre la main à la bourse en lui allouant des mensualités de 400 francs et une prime de 50 francs par match gagné. L'amateurisme, cheval de bataille de l'USFSA rivale, en prend un sacré coup. Qu'importe, celui que le journal L'Auto n'hésite pas à consacrer comme "le meilleur de nos gardiens français" va faire progresser son poste de prédilection à un point tel qu'il en deviendra une référence quasi historique. Jugé capable par les spécialistes de jouer dans n'importe quelle équipe britannique, Chayriguès plonge dans les pieds adverses, multiplie les sorties et exécute des arrêts qui enthousiasment public et journalistes. "J'ai compris tout de suite que le gardien devait être autre chose qu'un homme enfermé dans sa cage", révèle-t-il dans ses mémoires. "J'ai donc décidé de quitter ma ligne de but et de me promener dans les dix-huit mètres, à la fois pour mieux anticiper le jeu, stopper l'attaque adverse et relancer les contre-offensives. On m'a alors considéré comme un demi-fou. Au début, les spectateurs m'ont sifflé. Mes camarades m'ont regardé avec des yeux ronds. J'ai aussi imposé les plongeons qui ressemblaient à des gestes de folie. J'ai appris à avancer de deux ou trois pas, hors de mon but, pour mieux fermer les angles de tir. J'ai également démontré que les renvois du poing et de la main pouvaient être efficaces. Tout cela constitua une nouveauté qui surprit tout le monde et prépara sans doute l'avenir..."

Livre
Pierre Chayrigues

Extrait du chapitre 4 – Zone occupée

Le 17 mai 1942 à Colombes, la deuxième finale de guerre oppose le Red Star (zone occupée) au FC Sète (zone non-occupée). Une finale qu'on a déjà vue en 1923. Cette grande fête du football, patronnée par Le Petit Parisien, va se dérouler devant plus de 45.000 spectateurs.
Les dirigeants du RSO ont eu l'idée de présenter au public parisien, quelques minutes avant le coup d'envoi, quatre de ses équipes de jeunes, cadets et minimes, toutes victorieuses de leur championnat. Un sacré moment de fierté, on l'imagine, pour ces gosses qui vont défiler avec leur entraîneur respectif, et pas n'importe lequel : Aston, Simonyi et Herrera encadrent les jeunes pousses audoniennes. Seul le capitaine Georges Meuris est resté au vestiaire, préférant se concentrer avec les autres finalistes.
A Sète, qui a abandonné son célèbre maillot cerclé vert et blanc (couleurs du RSO) pour une tunique du plus beau rouge, on trouve Lucien Leduc au poste inhabituel de demi-centre, Koranyi surnommé "Tête d'Or", Novicki, Danzelles, mais pas le robuste arrière François Mercier blessé, ni Marcel Tomazover (entraîneur du Red Star bien des années plus tard) qui commence à être recherché par les Allemands. Plus complète, l'équipe du Red Star sonde avec prudence son adversaire, Gaby Braun, le remarquable demi-centre redstarman neutralisant parfaitement Koranyi. Sète tente de surprendre l'adversaire parisien par ses rapides ailiers Laïd et Miramond. Mais alors que les Sètois - qui ont dû remanier leur équipe - ne peuvent imposer leur jeu habituel, le Red Star prend la direction des opérations.
André Simonyi n'est pas au mieux de sa forme. Un mauvais furoncle au talon le gêne énormément. Malgré cela, il tire remarquablement un corner et Vandevelde, d'un coup de pied retourné, envoie la balle dans les filets. La seconde mi-temps a repris depuis quatre minutes et le RSO mène 1-0. Sète réagit furieusement. Koranyi, malgré Braun et Herrera, donne un travail du diable à la défense parisienne. Sète fait le forcing, envahit le camp audonien et le Red Star ne peut réagir que sur contre-attaques, toutes déclenchées par Aston, l'ailier droit vif-argent de l'équipe parisienne. C'est lui qui va inscrire, au terme d'une course de cinquante mètres, le deuxième but, en plaçant la balle hors de portée du goal. Il manquera même de très peu d'en ajouter un troisième. Et le Red Star remportait sans discussion possible sa cinquième victoire en finale de la Coupe. Et il ne peut être fait plus bel hommage que celui rendu par le capitaine sétois, René Franquès: "C'est une belle équipe, au jeu complet, qui combat vaillamment et correctement. Elle a mérité de vaincre parce que dimanche elle était la meilleure..."

Livre
Coupe de France 1942, la dernière

Extrait du chapitre 8 – Les 24 buts de Nestor

Théâtral sur la pelouse quand il prend le public à témoin, Combin n’en est pas moins volubile au micro des radio-reporters. Qu’on en juge par cet échange avec Thierry Roland sur les ondes d’Europe 1 ce 21 octobre 1973:
N. Combin - “ C’était un match assez difficile quand même. Aujourd’hui, on peut respirer parce que vraiment on a su que Paris-St-Germain, il a perdu et surtout, on a battu encore aujourd’hui Toulouse qui nous suit. ”
T. Roland - “ Alors, Nestor, parlez-moi un petit peu de ces retrouvailles avec Paris d’une part, et avec la deuxième division. C’était une chose que vous ne connaissiez pas dans votre vie agitée de footballeur ? ”
N. Combin - “ Non, ça c’est vrai. La deuxième division, j’ai jamais joué dans ma carrière de footballeur. Mais de toute façon, vous comprenez, maintenant, arrivé à un âge, il faut laisser la place à les jeunes. Mais de toute façon, non. Je suis venu pour mon ami José Farias, qui m’avait demandé de venir jouer au Red Star en deuxième division et j’ai dit pourquoi pas ? D’autant que c’est une bonne équipe et surtout des bons camarades, tous les joueurs sont des bons camarades. Et aujourd’hui, je me trouve bien. Tout ça va bien. ”
T. Roland - “ Alors finalement, vous avez gagné la Coupe de France, vous avez été champion d’Italie, champion du Monde des clubs et puis vous allez vous retrouver champion de deuxième division avec le Red Star ? ”
N. Combin - “ Alors, ça veut dire que la seule chose qui me manque, dans mon menu de footballeur en France, il me manque de gagner un championnat, j’ai jamais gagné de championnat. ”
T. Roland - “ Alors, c’est pour cette année ? ”
N. Combin - “ Je l’espère, je me la souhaite ! ”

Livre
Nestor Combin et Fleury Di Nallo

© allezredstar.com 2010 – Pierre Laporte et Gilles Saillant

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